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Cinq idées reçues sur les cours de danse africaine

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Tambour parleur (photo Centre Dooplé/RPRCA)

Nous entendons beaucoup d’idées reçues sur les cours de danse africaine. Nous en partageons quelques-unes avec vous, démystification à l’appui.

 

  1. Un bon professeur de danse est un initié

Que veut dire ce mot « initié », cheval de bataille des spécialistes de la culture africaine ? L’expérience montre que, souvent, c’est un mot employé pour camoufler l’ignorance. Permettez-moi de vous affirmer que, dans la culture africaine, une même danse peut être profane ou initiatique. Tout sera fonction du lieu, du moment et aussi de l’intention de l’auteur de la danse, voire chef du village ou de famille, etc.

 

  1. Un bon percussionniste de danse doit être formé par des griots

Savez-vous que le terme « griot », créé par un curé pour les peuples d’Afrique, est on ne peut plus péjoratif ? Lisez Paroles de masques. Un regard africain sur l’art africain.

Un bon percussionniste de danse est un tambourinaire qui traduit instantanément les pas de danse en notes de musique. Cette technique et ce talent s’acquièrent au travers de nombreuses années d’études et de pratique.

 

  1. Un bon percussionniste de danse sait faire parler son tambour

Ne pas confondre percussions de danse et drummologie ! Je vous renvoie aux travaux du célèbre professeur Niangoran-Bouah de l’université d’Abidjan. Un drummologue n’est ni un musicien de concert, ni un percussionniste de danse. C’est un maître qui fait parler le tambour. Chez certains peuples, il est le troisième personnage du royaume, voire de l’État.

 

  1. L’ethnologie aide à comprendre la danse africaine

Un ethnologue ou un anthropologue n’est ni un artiste-danseur ni un chorégraphe, ni même un théoricien de la danse africaine. Son approche de la culture africaine est autre. Savez-vous que l’ethnologie est une discipline née sous la colonisation ? Savez-vous aussi qu’elle était au service de la propagande coloniale (Le Monde des 9 et 10 avril 2000) ?

Rappelons que, pour l’enseignement de la danse classique à l’Opéra de Paris, on ne se réfère ni aux ethnologues ni aux anthropologues français et/ou européens, mais à des chorégraphes comme Pierre Beauchamp (XVIIe siècle), ou à de grands artistes – danseurs et danseuses, comme Marie Taglioni (1804-1884). La danse est une discipline artistique à part entière. Dans l’absolu, elle se suffit à elle-même. Autrement dit, elle n’a pas besoin d’aller chercher, dans d’autres disciplines, la théorie de la danse. Sur la théorie et sur la pratique de la danse africaine, je vous invite à lire Alphabet de la danse africaine.

 

  1. Nommer les danses donne du sens. Par exemple, « la danse de la séduction » des jeunes femmes

Exemple éloquent. Pouvez-vous me décrire ce qui caractérise cette danse de séduction ? Chez beaucoup de peuples africains, les jeunes femmes et les jeunes gens déclarent leur flamme par la danse. C’est dire que ce type de danse ne concerne pas que les jeunes femmes. Cette expression « danse de la séduction » non seulement est impropre, mais elle a été créée par des ethnologues et anthropologues qui aiment bien donner des noms aux actes africains.

Alphonse TIEROU

Maison Des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise

Extrait du courrier de Mme. Francoise Vergès, Directrice Scientifique et culturelle de la Maison Des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise. La réunion, le 27 juillet 2009.

…Votre ouvrage ouvre des prespectives intéressantes et nouvelles qui m’ont beaucoup interessée…

Présidence du Faso

Extrait du courrier de M. le Président du Faso, Président du Conseil des Ministres. Ouagadougou, le 23 févier 2008

…Cet ouvrage, qui fait ressortir les idées forces de l’auteur sur une des dimensions artistiques de notre continent, contribue au partage des valeurs et met en evidence la richesse et la diversité de la culture africaine…

Délégation permanente de Côte d’Ivoire auprès de l’UNESCO

Extrait du courrier de M. l’ambassadeur, Déléguée Permanent. Paris, le 12 septembre 2008

… je vous réitère tous mes remerciements pour cette œuvre majeure…

Ambassade de Côte d’Ivoire en France

Extrait du courrier de M Le Chargé d’affaires a.i. Paris le 27 Mai 2008

L’ambassade de Côte d’Ivoire se tient à votre disposition pour toutes vos actions futures de promotion de la culture ivoirienne et surtout pour l’organisation de la cérémonie de dédicace de votre bouquin < Paroles de Masque>….

République de Côte d’Ivoire Ministére de la Culture et de la Francophonie

Extrait du courrier de M. le Ministre de la Culture et de la Francophonie. Abidjan, le 3 Juin 2008

…Je tiens à vous féliciter pour le travail abattu et pour votre approche innovante et engagée qui redonne vie aux masques, tout en respectant leur exception. Cette facalisation interne bat en bréche l’autodépreciqtion des savoirs traditionnels et fait droit à la reconquête de l’initiative historique…

Le Monde des religions

mai-juin 2008
Visage du masque
Art wêon (Côte d’Ivoire)

Incarnation, selon la traduction africaine, de la Force, du Pouvoir, de la Sagesse, le masque, dit-on, n’est pas une oeuvre d’art mais une création de dieu. Sa fonction est sacrée.
Pour saluer la sortie du nouveau livre d’Alphonse Tierou, le Monde des religions nous parle de la place du masque dans la spiritualité africaine.

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Le Président du Bénin

Extrait du courrier de Mr le Président du Bénin à Cotonou, le 03 juin 2008 :

Cet ouvrage, a n’en point douter, est un éclairage édifiant sur l’art africain. Il révélé ses richesses longtemps restées hors de portée des regards extérieurs et amène le lecteur a s’abreuver à la source nourricière des peuples d’Afrique. Voila pourquoi il tient personnellement à vous adresser ses vives félicitations pour ce travail remarquable et ce plaidoyer pour le dialogue des cultures…

Le Musée du Quai Branly

Extrait du courrier de Mr le président du Musée du Quai Branly à Paris,
le 27 septembre 2007 :

… Je suis en particulier intéressé par la réflexion que vous conduisez sur le type de regard nouveau que l’on pourrait porter sur la culture et les arts africains d’une part et sur la manière dont les liens entre création plastique et danse peuvent inspirer une nouvelle vision de la diversité et de l’intégration d’autre part .

Ayant déjà parcouru votre ouvrage, je tiens également a vous remercier chaleureusement pour les paroles positives que vous y avez pour le musée du quai Branly. Je souhaite comme vous qu’en promouvant une vision critique de l’histoire et en invitant a toutes les formes de dialogues entre les cultures, il joue pleinement son rôle au sein de notre société…

© Copyright Alphonse Tierou